Diagnostic de l’eau : pour vérifier sa teneur en plomb

Diagnostic immobilier Ain

Le plomb ne se traque pas que dans les peintures. L’eau en contient également puisqu’elle se charge en plomb lorsqu’elle sillonne dans d’anciennes canalisations plombées.

La pollution de l’eau potable s’effectue lorsque celle-ci stagne dans les conduites en plomb, matériau largement utilisé jusqu’au début des années 1950 pour les tuyaux de petit diamètre.

L’utilisation de ce matériau s’est ensuite raréfiée mais le plomb a été utilisé pour les branchements publics jusque dans les années 1960 et de manière marginale jusqu’en 1995.

Contrairement aux réseaux urbains sur lesquels d’importants travaux de retrait des canalisations de plomb ont été entrepris, beaucoup de canalisations en plomb sont encore présentes dans les bâtiments. Cependant, les pouvoirs publics exigent des propriétaires et syndics de garantir la qualité de l’eau délivrée dans les bâtiments à leurs occupants.

C’est pourquoi, depuis le 25 décembre 2013, conformément à la directive européenne 98/83 du 3 novembre 1998 transposée dans le code de la santé publique, la teneur maximale autorisée de plomb dans l’eau destinée à la consommation humaine est passée de 25 à 10 µg/l (microgrammes par litre).

Pour s’assurer de la qualité de l’eau , il existe un diagnostic spécifique.

Celui-ci consiste dans un premier temps à analyser l’eau destiné à la consommation humaine à la jonction entre le réseau public et le réseau privé, afin de s’assurer que l’eau entrant dans le bâtiment contient bien moins de 10μg de plomb par litre, puis à différents niveaux du bâtiment.

Dans un second temps, et uniquement pour les immeubles dont les seuils limites sont dépassés, un second repérage est réalisé afin de localiser les canalisations à la source de la pollution.

Le rapport de diagnostic permet alors d’identifier les travaux à réaliser afin de délivrer une eau conforme à la législation.

Le coût de ces travaux, à la charge des propriétaires, qui varie selon plusieurs facteurs (taille de l’immeuble et nombre de logements, longueur du réseau, nombre de colonnes montantes…) est estimé en moyenne à 2250 € par logement.