Le diagnostic radon

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Diagnostic immobilier Ain

Le radon est un gaz radioactif (qui émet un rayonnement ionisant).

Il résulte de la désintégration de l’uranium dans le sol, la roche et l’eau, il est naturellement présent dans l’environnement.

C’est un gaz incolore, inodore et sans goût.

Le radon, à l’état gazeux, peut se déplacer librement à travers le sol, ce qui lui permet d’être libéré dans l’atmosphère ou de s’infiltrer dans les bâtiments.

Quand le radon est libéré du sous-sol rocheux dans l’air extérieur, il est à des concentrations trop faibles pour être dangereux.

Cependant, si un bâtiment a été construit sur une zone rocheuse emetrices ou un sol contenant de l’uranium, ce gaz peut s’introduire au cœur d’un bâtiment par des fissures dans les fondations et les planchers, ou par les espaces annulaires des tuyaux et des câbles.

Lorsque celui-ci est confiné dans des endroits fermés ou mal ventilés, il peut s’accumuler à des concentrations élevées.

Ces concentrations sont généralement les plus élevées dans les sous-sols, les caves et les vides sanitaires, puisque ce sont les endroits les plus rapprochés de la source et les moins bien ventilés.

Dans l’air ambiant extérieur, la quantité de gaz radon est minime et ne pose aucun risque pour la santé.

Que dit la loi :

Dans les zones géographiques où le radon d’origine naturelle est susceptible d’être mesuré en concentration élevée dans les lieux ouverts au public, les propriétaires ou, à défaut, les exploitants de ces lieux sont tenus, conformément aux dispositions de l’article L. 1333-10 du code de la santé publique, de faire procéder à des mesures de l’activité du radon et de ses descendants dans les locaux où le public est susceptible de séjourner pendant des durées significatives.

Ces mesures sont réalisées soit par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire soit par des organismes agréés par l’Autorité de sûreté nucléaire.

Un arrêté des ministres chargés de la santé, du travail, de la construction et de l’environnement, pris après avis de l’Autorité de sûreté nucléaire, définit :

1° La liste des départements ou parties de départements dans lesquels ces mesures doivent être réalisées, compte tenu du contexte géologique local et des résultats d’analyses en radon disponibles ;

2° Les catégories d’établissements concernés du fait du temps de séjour prévisible du public dans ces lieux ;

3° Les niveaux d’activité en radon au-delà desquels les propriétaires ou exploitants sont tenus de mettre en œuvre les actions nécessaires pour réduire l’exposition des personnes ainsi que les délais de leur mise en œuvre.

Les conditions suivant lesquelles il est procédé à la mesure de l’activité du radon, notamment les méthodes d’échantillonnage et les modalités d’évaluation des dispositifs de mesure utilisés, sont définies par décision de l’Autorité de sûreté nucléaire, homologuée par les ministres chargés de la santé et de la construction.

Les mesures de l’activité du radon et de ses descendants dans les lieux définis en application du présent article sont réalisées dans un délai de deux ans suivant la date de publication de l’arrêté mentionné au premier alinéa du présent article.

Ces mesures doivent être répétées tous les dix ans et, le cas échéant, chaque fois que sont réalisés des travaux modifiant la ventilation des lieux ou l’étanchéité des locaux au radon

Nota  :

Liste des départements concernés :

Une trentaine de départements français sont classés « à risques » en matière de Radon : le Finistère (29) , les Cotes d’Armor (22) , le Morbihan (56), le Calvados (14), la Haute Marne (52), les Vosges (88) , la Haute Saône (70) , le Doubs (25), les Deux Sèvres (79) , la Nièvre (58), la Saône et Loire (71), l’Indre (36), l’Allier (03), la Creuse (23), la Haute Vienne (87), le Puy de Dôme (63), le Rhône (69), la Loire (42), la Haute Loire ( 43), le Cantal ( 15), la Corrèze (19), l’ Ardèche (07), l’ Aveyron ( 12), la Lozère (48), la Savoie (73), les Hautes Alpes ( 05), l’Ariège ( 09), les Hautes Pyrénées ( 65), la Corse du Sud (2a) et la Haute Corse (2b)…